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On distingue le liège mâle du liège femelle :
Le
liège qui se développe naturellement
sur le tronc et les branches de l'arbre
est appelé liège
mâle. Il est susceptible
d'atteindre une forte épaisseur
(jusqu'à 25 ou 30 centimètres
sur de très vieux individus jamais
exploités), mais il se crevasse
fortement en vieillissant, devient compact,
siliceux, dépourvu d'élasticité,
ce qui ne permet pas de l'utiliser pour
fabriquer des bouchons. Ce liège
doit être destiné à
la trituration et n'a donc que peu voire
pas de valeur. Il peut être retiré
de l'arbre lorsque ce dernier a atteint
une circonférence d'environ
70 centimètres à 1,30 mètres
du sol, c'est à dire à un
âge compris entre 30 et 40 ans,
lors de l'opération appelée
démasclage.
Se
développe alors une nouvelle écorce
liégeuse, plus régulière,
plus homogène, plus élastique
et moins crevassée appelée
liège de première reproduction
ou liège
femelle, qui sera de meilleure
qualité mais ne pourra pas toujours
être utilisée pour les usages
les plus nobles à cause notamment
de sa croûte souvent trop épaisse
et crevassée.
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La croûte se forme à la surface
de la mère, lorsque suite à
l'écorçage celle-ci est
mise à nue et se retrouve exposée
au milieu extérieur ; elle n'est
pas utilisable et par conséquent,
plus elle est développée,
moins l'épaisseur de bon liège
disponible en dessous sera importante.
Le liège femelle doit ainsi avoir
une épaisseur d'au moins 30 millimètres
pour être exploitable, ce qui est
atteint après une période
variable, allant de 9 à 15 ans,
selon divers facteurs tels que le climat,
le sol ou le génotype de l'individu
; les cycles de 9 ans sont atteints dans
des zones privilégiées comme
le sont celles du sud-ouest de la Péninsule
Ibérique.
On
considère qu'il n'est pas raisonnable
de récolter le liège suivant
un cycle trop court (moins de 9 ans) car
cela mènerait à un épuisement
de l'arbre, de même qu'il n'est
pas intéressant de le laisser se
développer trop longtemps, car
la vitesse d'accroissement du liège
diminue avec le temps et qu'il finirait
de plus par se crevasser et ainsi perdre
ses qualités.
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Les
lièges français sont en
général récoltés
tous les 12 ans à 15 ans ; ils
poussent donc relativement lentement par
rapport à leurs homologues espagnols
et portugais, mais ont des stries d'accroissement
plus serrées ce qui leur confère
de bonnes propriétés physiques.
Ce n'est qu'à l'écorçage
suivant que l'on obtiendra du liège
de deuxième reproduction, de meilleure
qualité et donc de meilleure valeur
marchande. La qualité des liège
est ensuite croissante puis elle finit
par diminuer au fur et à mesure
que l'arbre vieillit : un chêne-liège
peut ainsi subir entre 12 et 15 écorçages
au cours de sa vie.
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Composition :
Selon les types de lièges utilisés
ou les méthodes d'analyses employées,
les résultats sont sensiblement
différents quant à la
proportion des éléments
chimiques déterminés.
L'analyse
suivante provient de M. Guillemonat
(1960) :
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| Subérine |
45% |
| Lignine |
27% |
| Phytosaccharide,
cellulose |
12% |
| Tanins |
6% |
| Cire |
5% |
| Autres
(minéraux, eau, glycérine) |
5% |
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